Procès du violeur de la Sambre : quand la police judiciaire vient expliquer ce qui « a mal fonctionné »

© Plana Radenovic

« Frank Martins, chef de groupe de la police judiciaire de Lille, et son adjoint sont restés debout ce mardi devant la Cour pendant six heures. Leur audition était capitale puisqu’elle a permis de décortiquer trente ans d’enquête, dont le résultat est ce procès, celui du violeur de la Sambre, devant la cour d’assises de Douai. Frank Martins a évoqué l’image d’un « tamis à grosses mailles », pour rattacher les affaires non résolues de viols et d’agressions sexuelles à Scala après son arrestation le 26 février 2018. « Ce n’est plus un tamis, c’est une passoire ! », s’est exclamée Margaux Mathieu, brillante en défense. Il est clair, et c’est très important, que ce tamis a mal fonctionné. Certaines femmes, agressées par un homme dont le mode opératoire se rapprochait pourtant de celui du « violeur de la Sambre » n’ont pas été gardées dans le dossier Scala, comme victimes potentielles. Et d’autres, qui décrivent un agresseur parfois éloigné de l’accusé que nous avons devant nous aujourd’hui, se retrouvent à être parties civiles.

C’était compliqué ce matin pour les deux policiers de la PJ parce qu’ils ne sont pas seuls responsables de l’enquête, c’est un travail à trois têtes : le directeur d’enquête certes, mais aussi le procureur et le juge d’instruction. Or ces deux derniers, les magistrats, ne seront pas là, à la barre, pour être questionnés par les parties. Ce n’est pas la coutume en France, contrairement à la Belgique par exemple, où c’est le juge d’instruction qui vient re...


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