Procès du violeur de la Sambre : « Les parties civiles attendent des précisions »

© Plana Radenovic

Tout au long du procès du violeur de la Sambre, qui s’ouvre ce vendredi à la cour d’assises de Douai et devrait se clore le 1er juillet, Emmanuel Riglaire, avocat de deux parties civiles, livre ses impressions d’audience. Voici son témoignage : « Aujourd’hui le président Erik Tessereau a dressé la synthèse des faits. Dino Scala, 61 ans, est renvoyé devant la cour d’assises pour 56 viols , tentatives de viols, agressions sexuelles et un vol. Il reconnaît sans reconnaître. Pour une grande partie, sa position est de dire : ‘‘ça me ressemble, c’est mon mode opératoire.’’

Il y a des cas où on a retrouvé son ADN, là évidemment il ne nie pas. Enfin il y en a d’autres pour lesquels il affirme que ce n’est pas lui, que le mode opératoire ne lui ressemble pas.

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Quand il dit ne plus se souvenir, est-ce de la négligence ?

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Les parties civiles, dont mes deux clientes, attendent un peu plus de précisions, un peu plus de reconnaissance. Quand il dit ne plus se souvenir, est-ce de la négligence ? Les réponses de Scala seront capitales. Pour L., ma cliente agressée en 2001 à Recquignies à l’âge de 15 ans, l’accusé se souvient très bien de ce qu’il a fait. Mais il ne se rappelle ni son âge, ni à quoi elle ressemblait. Ni même le fait qu’il l’a menacée d’un couteau. Quant à M., agressée à Aulnoye-Aymeries en 1997 alors qu’elle avait 14 ans, elle ne comprend pas pourquoi le portrait robot qu’elle a été la première à dessiner n’a pas été diffusé.

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