Procès du «violeur de la Sambre» : «J'essayais de crier mais pas un son ne sortait»

© L'OBSERVATEUR DE L'AVESNOIS / AFP

Les assises du Nord s'apprêtent à juger ce vendredi ce qui est sans doute la plus vaste affaire de viol en série en France. Dans le box des accusés, Dino Scala, 61 ans, appelé "le violeur de la Sambre". Nathalie, agressée en 2004, fait partie des 56 victimes présumées. Encore traumatisée, elle témoigne au micro d'Europe 1.

Nathalie fait partie des victimes présumées du "violeur de la Sambre". Comme 55 autres personnes, elle a été agressée par Dino Scala, dans la pénombre d'un petit matin d'hiver, sur une route isolée de la commune frontalière belge d’Erquelinnes. "Je partais au travail et puis j'ai entendu du bruit dans les fougères. Il a couru derrière moi, il m'a attrapé par derrière, et il m'a entraîné dans un petit chemin où il a fait des attouchements", raconte-t-elle encore traumatisée au micro d'Europe 1.

"Si tu cries, je te plante"

Sous la menace d'un couteau, l'homme tente de la violer. "J'essaie de crier, mais il n'y a pas de son qui sortait, il me dit 'si tu cries, je te plante'", se souvient-elle. La jeune femme essaye de repousser son agresseur qui se masturbe sur elle. Elle parvient finalement à le faire fuir en l'aspergeant avec une bombe de déodorant qu'elle saisit dans son sac. "Ça a été vite et puis après, il m'a dit de compter jusqu'à dix sans le regarder, il est parti de son côté, je ne me suis pas retournée et j'ai couru vers la police", explique-t-elle.

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Un ouvrier sans histoire, "un bon père de famille"

Au fil de l'enquête, Nathalie et son avocate découvriront, effarées, le profil de l'agresseur : un père de famille au-dessus de tout soupçon, qui partait en chasse sous l'effet de "pulsions", dira-t-il plus tard. "C'est un prédateur qui a fondu sur ses proies avec son mode opér...

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