Procès du violeur de la Sambre : « Dino Scala peut se réjouir d’être jugé en France »

© Plana Radenovic/Le JDD

Voici son témoignage : « Nous avons vécu un très grand moment d’audience ce jeudi matin. Une victime, très digne, a témoigné à la barre, et nous a livré le récit de son agression, commise en 1993. Voilà que cette lycéenne, devenue ingénieure depuis, sort du bus trop rempli de monde en ce jour d’hiver et de neige. Elle étouffe et sort au premier arrêt possible. Elle décide de poursuivre à pied. Malheureusement Dino Scala la double et cache sa voiture à la première occasion pour venir l’attraper à la gorge et la coller au sol, le visage enfoncé dans la neige, pour être bien certain qu’elle ne le regardera pas.

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Chaque seconde de sa vie va être conditionnée par cette agression jusqu’à enfin une prise en charge psychiatrique porteuse

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Après l’avoir violentée, il se ressaisit et repart. Cette toute jeune femme comprendra trente ans plus tard que son agresseur travaillait avec sa famille et a les mêmes origines modestes et italiennes qu’elle. Chaque seconde de sa vie va être conditionnée par cette agression jusqu’à enfin une prise en charge psychiatrique porteuse. Ce suivi lui permet de savoir parler à Scala et lui dire tout le mal qu’il a fait. Face à la Cour, elle détaille le fruit de son calcul ; le violeur de la Sambre encourt vingt ans de réclusion criminelle pour les 56 viols et agressions sexuelles pour lesquels il comparaît en ce moment devant les Assises de Douai. Elle a divisé la peine maximale par le nombre de faits et elle obtient… quatre mois par victime !

Chacun des...


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