Procès du violeur de la Sambre : «Elle était là au mauvais moment», affirme Dino Scala

"Je l'ai déshabillée, violée", mais regardée, "pas vraiment" : avec la même froideur qu'il a opposé à ses victimes depuis le début de son procès, Dino Scala  a admis jeudi le viol d'une adolescente, niant toutefois tout "repérage" anticipé. "J'ai peur. Mais j'ai trouvé la force de venir, pour que vous preniez le maximum", lui crie Marine (prénom modifié), à la barre.

"Vous avez profité, que j'étais évanouie. Vous m'avez laissée inerte, à moitié dévêtue, par un temps froid. J'ai cru mourir. J'avais quinze ans et demi", le défie-t-elle.

"Je l'ai violée, ça a été assez rapide, et puis je me suis sauvé"

Poings serrés, elle "revit" la scène, ce matin glacial à Leval. Une agression par l'arrière, une main sur la bouche, et une phrase, "gravée dans sa tête": "tais-toi, et avance". Puis un chemin isolé menant à un champ. Le reste, "je ne m'en souviens pas", j'ai peut-être "fait une amnésie". Quand elle "reprend ses esprits", son pantalon est baissé, sa culotte arrachée. Son cartable un peu plus loin. Le sperme de Dino Scala sera retrouvé sur elle.

"Voulez-vous sortir, pendant qu'il raconte?", demande le président. Hésitante, Marine titube, s'assoit et reste. Lui relate, sans émotion. "Je suis arrivé par derrière. Je l'ai emmenée dans un champ, je l'ai déshabillée. Je l'ai violée, ça a été assez rapide, et puis je me suis sauvé".

>> LIRE AUSSI - Procès du violeur de la Sambre : le moment où l'enquête a basculé

"Je me rends compte de la gravité des faits, hein. J'oublie rien mons...


Lire la suite sur Europe1

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles