Procès de « Valeurs actuelles » – Danièle Obono : la limite de la satire ?

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Danièle Obono, au tribunal de grande instance de Paris, ce mercredi 23 juin.
Danièle Obono, au tribunal de grande instance de Paris, ce mercredi 23 juin.

Épaulée de sympathisants, dont plusieurs dizaines se sont réunis sur le parvis du palais de justice, et d'une demi-douzaine de députés de son groupe parlementaire La France insoumise (LFI), Danièle Obono prend place dans la salle d'audience 2.01 du tribunal de grande instance de Paris. Face à elle, la rédaction de Valeurs actuelles, au complet, fait bloc. Réunis ce mercredi 23 juin au sein de la 17e chambre correctionnelle ? spécialisée dans les affaires de presse ? par une « série d'été » de l'hebdomadaire publiée fin août 2020.

Titrée « Obono l'Africaine », elle avait alors indigné la classe politique, jusqu'à Emmanuel Macron et Jean Castex. Et entraîné la plainte de la députée et de son parti contre le magazine et l'ouverture d'une enquête pour « injure publique à caractère raciste » par le parquet de Paris. En sept pages, la production présentée comme un exercice de « politique-fiction », écrite sous le pseudonyme « Harpalus », mettait en scène l'élue, née au Gabon, dans un récit anachronique la plongeant dans le quotidien d'une esclave dans l'Afrique du XVIIIe siècle, et dans des illustrations la figurant des chaînes autour du cou. Une démarche visant à « démontrer les horreurs et pratiques de l'esclavagisme », expliquait alors la rédaction dans un communiqué de presse face au tollé provoqué, reconnaissant toutefois une « grave erreur ».

« Je ne lui veux aucun mal »

« Dans le pire des cas, il y a eu maladresse, ou c'était contre-productif, mais il n'y av [...] Lire la suite

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