Procès de Valérie Bacot : "Il faut que notre société soit plus protectrice avec les victimes"

·1 min de lecture

Le verdict a provoqué un vif soulagement dans l'entourage de Valérie Bacot, mais aussi au sein des associations engagées contre les violences faites aux femmes. Après avoir été reconnue comme "une victime" par le ministère public, la mère de quatre enfants, âgée de 40 ans, est ressortie libre vendredi de la cour d'assises de Saône-et-Loire après avoir été condamnée à une peine symbolique de quatre ans de prison, dont trois avec sursis, pour l'assassinat de son mari proxénète. 

Pour Ernestine Ronai, responsable de l’Observatoire départemental de Seine-Saint-Denis des violences envers les femmes, ce verdict constitue une avancée. "Cela montre une meilleure compréhension de la question des féminicides et des violences faites aux femmes", estime-t-elle au micro d'Europe 1. 

RÉACTION -Valérie Bacot condamnée à une peine symbolique : "Justice a été rendue", estime son avocate

"La cour a compris et pris en compte le fait que cette femme se soit trouvée seule face à ce bourreau", dit-elle, rappelant que Valérie Bacot "a essayé de se libérer, mais n'a pas été aidée dans cette tâche". Selon Ernestine Ronai, le cas de Valérie Bacot pose deux questions. "La première qu'on peut se poser est, une fois la porte de la maison fermée, est-ce que l'entourage, les voisins, ne peuvent pas être une aide ?"

Le deuxième élément particulièrement frappant est le manque de vigilance de la justice par le passé. "A 12-13 ans, elle a été violée. Son bourreau a été condamné à une peine faible, seule...


Lire la suite sur Europe1

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles