Procès de Valérie Bacot : les conclusions glaçantes des experts

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Le procès de Valérie Bacot a démarré ce lundi 21 juin. Elle est accusée de l’assassinat de son mari, qui la violait depuis l’âge de 12 ans.
Le procès de Valérie Bacot a démarré ce lundi 21 juin. Elle est accusée de l’assassinat de son mari, qui la violait depuis l’âge de 12 ans.

Valérie Bacot, jugée pour avoir assassiné son mari violent et proxénète, n'avait « aucune échappatoire » si ce n'est de le tuer pour échapper à son emprise et l'empêcher de s'en prendre à leur fille, selon des experts. « Aucune échappatoire n'est laissée au sujet aliéné. La seule possibilité est de détruire le sujet aliénant », a déclaré devant la cour d'assises de Saône-et-Loire Denis Prieur, expert psychiatre qui a entendu l'accusée après l'assassinat de son mari Daniel Polette, le 13 mars 2016, alors âgé de 61 ans. Valérie Bacot, 35 ans à l'époque, encourt la perpétuité.

Décrivant un « syndrome de la femme battue », le médecin a souligné qu'elle était une « marionnette dans les mains de son mari ». Elle était « soumise à l'emprise totalitaire de ce tyran domestique » qui l'a violée dès l'âge de 12-13 ans, quand il était encore son beau-père. Elle s'est « trouvée enfermée, emprisonnée dans l'emprise de son mari totalitaire ». Une emprise « dominante » et surtout « permanente », explique l'expert.

« Elle n'avait plus réellement de libre arbitre : elle a peur, car son mari était toujours dans sa tête. Elle était toujours terrorisée et restait avec les diktats de son mari. L'emprise est permanente, pas seulement quand il est présent », indique-t-il. De ce fait, « elle n'avait pas la possibilité du recours à la loi » : « Il n'y a plus d'autre possibilité que de le faire disparaître », ajoute le psychiatre. Mardi 22 juin, durant les débats, l'avocat général, Ér [...] Lire la suite

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