Procès Tron : à la barre, le maire de Draveil nie encore et toujours les viols en réunion

·1 min de lecture

Droit comme un I, en costume sombre, Georges Tron, cheveux gris coiffés en arrière, dit la même chose depuis dix ans. "Je n'ai jamais eu de relation sexuelle ni consentie ni sous une forme contrainte ni avec Virginie Ettel ni avec Eva Loubrieu." Le maire de Draveil est jugé en appel depuis trois semaines pour les viols en réunion de ses deux anciennes collaboratrices. Acquitté en première instance, tout comme sa co-accusée Brigitte Gruel, l'édile n'a pas changé de ligne de défense : il nie tout en bloc. 

>> Retrouvez tous les journaux de la rédaction d'Europe 1 en replay et en podcast ici

Avant d'aborder les faits, la présidente a mené l'interrogatoire sur sa pratique de la réflexologie au bureau ou au restaurant. "Que le pied puisse avoir une connotation sexuelle ne m'a jamais échappé", admet Georges Tron, "mais la diversité des profils sur lesquels je pratiquais ôtait à mes yeux, peut-être naïvement, ce caractère érotique." 

"Je me défends, peut-être maladroitement"

Quand on le confronte aux nombreux témoignages de femmes qui expliquent, elles, avoir subi des massage de pied à des moments aussi inattendus que lors d’une interview où d’un entretien préalable d’embauche, le maire se retranche derrière la vertu "pédagogique" et "thérapeutique" de ces gestes.

Georges Tron reconnaît pourtant avoir entendu des rumeurs de harcèlement sexuel qui le visaient au printemps 2010, soit un an avant les plaintes pour viols. Il avait alors monté un dossier sur Virginie Ettel, l'une de...


Lire la suite sur Europe1