Procès pour transphobie: l'agresseur de Julia Boyer condamné à 6 mois ferme

Julia Boyer au tribunal correctionnel de Paris en mai 2019 alors que se tient le procès de son agression
Julia Boyer au tribunal correctionnel de Paris en mai 2019 alors que se tient le procès de son agression

LGBT - Procès pour transphobie. L’agresseur de Julia Boyer, jeune femme trans, a été condamné ce 22 mai par le tribunal correctionnel de Paris à 10 mois de prison, dont 6 ferme, pour violence en raison de l’identité de genre. Incarcéré depuis début avril, il est maintenu en détention.

Julia, elle, est indemnisée à hauteur de 3500 euros, et les trois associations parties civiles (SOS homophobie, Mousse et Stop homophobie) à hauteur de 1500 euros. Le coupable a également interdiction d’entrer en contact avec la victime et de se présenter à son domicile.

“Cette décision, c’est bien”, souffle Julia, soulagée et le pouce en l’air à la sortie de l’audience, en s’échappant d’une nuée de journalistes. L’après-midi, entre le face à face avec son agresseur et les dizaines d’objectifs braqués sur elle, a été éprouvante mais “cela valait le coup”. Un seul regret : il (le prévenu) paye malheureusement pour tout le monde. Il y aurait dû avoir d’autres personnes dans le box des accusés.” Pour son avocat, “cela reste une décision historique dans la prise en compte des discriminations transphobes.”

La vidéo de l’agression avait été partagée des milliers de fois

L’agression transphobe de Julia Boyer à Paris était devenue virale grâce à une vidéo sur les réseaux sociaux. Elle avait suscité l’indignation et fait resurgir dans le débat la question des violences et des discriminations subies par les personnes transgenres. “Un véritable sujet de société”, selon la procureure qui a requis 12 mois de prison. 

Les faits se sont déroulés le 31 mars dernier. En pleine manifestation contre l’ex-président algérien Adelaziz Bouteflika, la jeune femme a été agressée et insultée par plusieurs hommes alors qu’elle tentait d’entrer dans une bouche de métro. 

Lors du procès, le juge a diffusé une vidéosurveillance de la RATP. Sur ces images on voit Julia entourée d’une foule d’hommes. Ils chantent une chanson injurieuse, profèrent des insultes, lui jettent de la bière dessus. Un jeune homme - celui qui...

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