Procès requis en France contre Vincent Bolloré pour corruption en Guinée et au Togo

En France, le Parquet national financier requiert un procès pour corruption active d'agent public étranger contre Vincent Bolloré, dans l'affaire des contrats portuaires en Guinée et au Togo. Cette décision fait suite à celle de la Cour de cassation, qui avait rejeté le dernier recours du milliardaire français contre cette procédure.

La décision finale reviendra au juge d'instruction financier Serge Tournaire, mais le procès pour corruption de Vincent Bolloré est désormais sur les rails, en France, après plus de dix ans de feuilleton judiciaire.

Dans leurs réquisitions, les procureurs du Parquet national financier évoquent un « pacte de corruption », dans lequel l'homme d'affaires français aurait utilisé les services de sa filiale communication dans les campagnes présidentielles au Togo et en Guinée pour obtenir la gestion des ports de Lomé et de Conakry, pour sa filiale logistique.

Vincent Bolloré avait reconnu les faits début 2021 au cours d'une forme de plaider-coupable à la française, pour lui et son groupe, en échange du paiement d'amendes. Mais la juge avait considéré les faits trop graves pour qu'il bénéficie de ce dispositif et elle avait renvoyé le dossier à l'instruction, ce que l'homme d'affaires avait contesté jusqu'en cassation, en vain. C'est « une bonne nouvelle et une première », selon William Bourdon, avocat de Transparency International France.

Les associations Sherpa et Anticor se réjouissent de cette demande de renvoi, de même que l'avocat de deux anciens candidats à la présidentielle togolaise. Les avocats de Vincent Bolloré et de son groupe indiquent de leur côté qu'ils présenteront une demande de non-lieu, estimant que le dossier est « juridiquement vide. »


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