Procès reportés, audiences suspendues : l'épidémie de Covid-19 grippe aussi le calendrier judiciaire

franceinfo
·1 min de lecture

L'activité doit rester normale dans les tribunaux, tous les contentieux doivent être traités : c'est la volonté affichée par l'exécutif. Mais elle se heurte à la réalité de l'épidémie : des accusés, des avocats, des magistrats et des greffiers contaminés.

C'est le cas au procès des attentats de janvier 2015 : après deux mois d'audience, l'audience est suspendue depuis le week-end dernier, pour 2 semaines minimum après le dépistage de trois cas positifs parmi les accusés. La cour d'assises spéciale et toutes les parties retiennent leur souffle. Caty Richard est l'avocate du fils de Bernard Maris, l'une des 11 victimes de l'attaque de Charlie Hebdo : "C'est extrêmement compliqué pour les parties civiles qui baignent dans ce procès depuis début septembre. On est comme en apnée." Un renvoi à deux semaines de la fin est impensable, répètent les avocats des parties civiles. La situation est suivie de près par le ministère de la Justice, qui assure que le procès ira au bout.

Les salles d'audience pas adaptées au protocole sanitaire

Le procès des émeutes de Persan-Beaumont qui ont suivi la mort d'Adama Troaré, en juillet 2016, est renvoyé. La publicité des débats ne peut pas être respectée en plein confinement, selon la cour d'Assises du Val-d'Oise.

Autre exemple : le procès de Wojciech Janowski, jugé en appel à Aix-en-Provence pour le meurtre de la (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi