Procès de pédophilie en Australie: pourquoi les médias n'ont pas évoqué l'affaire ?

L'affaire Pell est l'un des plus grands scandales éclaboussant l'Église catholique. Pourtant, le grand public n'en a rien su ou presque, en raison d'un blackout médiatique légal qui pose question, à l'âge d'internet et des réseaux sociaux.

Numéro trois du Vatican, le cardinal australien George Pell, 77 ans, a été reconnu coupable en décembre à Melbourne d'agression sexuelle sur mineur, des faits remontant aux années 1990. Mais la nouvelle n'a pu être annoncée que mardi.

Une obligation totale de silence

L'affaire était en effet depuis mai 2018 l'objet d'une "ordonnance de suppression" (suppression order), une décision de la justice australienne imposant une obligation totale de silence. Les médias n'avaient pas le droit de couvrir les débats, et pas même celui de mentionner cette interdiction.

Ce blackout avait été décidé par le tribunal de Melbourne quand il avait jugé que George Pell ferait l'objet de deux procès distincts renvoyant à deux séries de faits présumés différentes. Le juge de Melbourne Peter Kidd entendait ainsi éviter que les jurés du second procès ne soient influencés par les débats du premier.

Une mesure radicale excessive, disent certains, en ce qu'un seul et unique magistrat ait le pouvoir d'empêcher aux médias du monde entier de faire état d'une affaire d'un tel retentissement.

"Un véritable changement culturel"

"Il y a cette mentalité...

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