Procès Nordahl Lelandais : des comportements "qui font psychopathe"

·1 min de lecture

Nordahl Lelandais a-t-il tué le caporal Noyer par colère, par sadisme — par psychopathie ? Au 6e jour de son procès, les hypothèses se sont enchaînées aussi vite que les experts à la barre de la cour d’assises de Chambéry. Face à un tueur toujours aussi muet sur ses motivations.

Nordahl Lelandais est-il capable de pleurer ? D’aimer ? De ressentir des émotions comme la culpabilité, la honte ? Devant la cour d’assises de Savoie, quatre psychologues se sont succédé, ce 10 mai, pour tenter de percer les cloisons mentales du tueur. Par deux fois, Nordahl Lelandais a ôté la vie. Mais pas une fois, il n’a expliqué quelle force mystérieuse l’avait animé au-dessus des corps de Maëlys et d’Arthur Noyer — deux êtres transformés, sous ses coups, en cadavres.Là-dessus Lelandais est muet comme une tombe. " C’est quelqu’un qui ne se livre pas facilement ", observe Hélène Dubost, première psychologue à s’exprimer à la barre. " C’est comme s’il distribuait des pièces d’un puzzle mais pas toutes. Et qu’il demandait à l’autre de les reconstituer. " Les trois fois où elle a examiné l’accusé durant l’instruction, il était ainsi " extrêmement distant et froid ". Toujours " dans le contrôle ". Jamais " spontané ". Pour cette clinicienne, il y trouverait de la jubilation : " Il scrute les effet de ses paroles sur les autres. Pour mieux jouir de ce qu’il dit. " L'amour des chiens Une impression sans doute pas étrangère aux jurés du procès de Chambéry : depuis une semaine, ils voient Nordahl...

Lire la suite sur Marianne

A lire aussi

Nordahl Lelandais condamné à 20 ans de réclusion pour le meurtre d'Arthur Noyer

Au procès Nordahl Lelandais, avant le verdict : "la volonté de tuer saute aux yeux"

Procès de Nordahl Lelandais : 30 ans de prison requis contre l'accusé

Statue de Colbert dégradée : le procès devient une tribune de la brigade anti-négrophobie

Jérusalem-Est : au moins 20 citoyens palestiniens tués, dont neuf enfants