Procès du meurtre de George Floyd : le chef de la police de Minneapolis pointe des « règles violées »

Source AFP
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Le procès doit encore durer deux ou trois semaines. Les jurés rendront leur verdict fin avril ou début mai.
Le procès doit encore durer deux ou trois semaines. Les jurés rendront leur verdict fin avril ou début mai.

Fait exceptionnel lors du procès d'un policier aux États-Unis : le chef des forces de l'ordre de Minneapolis témoigne lundi 5 avril contre l'agent blanc Derek Chauvin, jugé pour le meurtre de l'Afro-Américain George Floyd. En uniforme, Medaria Arradondo, un homme noir de 54 ans qui dirige depuis trois ans la police de cette grande ville du nord des États-Unis, a d'abord évoqué l'importance de traiter la population « ?avec compassion? » et « ?avec dignité? ». Il a été convoqué par l'accusation à ce procès hors norme, après une première semaine de témoignages souvent bouleversants qui ont captivé l'Amérique.

La pression exercée sur le cou de George Floyd par Derek Chauvin a « violé les règles » en vigueur au sein de la police de Minneapolis, a-t-il déclaré lundi. Cette pression, maintenue une fois l'Afro-Américain inconscient, est « contraire à notre formation, et certainement à notre éthique, à nos valeurs », a estimé Medaria Arradondo devant le tribunal de Minneapolis.

En juin, il avait porté une charge virulente contre Derek Chauvin et ses collègues. « ?La mort tragique de George Floyd n'était pas due à un problème de formation (...). Les agents savaient ce qui se passait, l'un d'eux l'a intentionnellement causée, les autres ont échoué à l'empêcher ? c'était un meurtre? », avait-il écrit dans un communiqué. Aux États-Unis, les policiers qui font un usage excessif de la force sont rarement lâchés par leur hiérarchie et bénéficient au contraire de contrats co [...] Lire la suite