Procès Mahé : les ex-soldats fixés sur leur sort ce vendredi

La cour d'assises de Paris rend vendredi 7 décembre son verdict dans le procès de quatre anciens militaires français de la force Licorne en Côte d'Ivoire jugés depuis deux semaines pour le meurtre en 2005 de l'Ivoirien Firmin Mahé.

Des peines de prison allant de six mois avec sursis à cinq ans ferme ont été requises jeudi par l'avocate générale, qui a souligné le caractère "extraordinaire" de ce dossier, tant il est rare que des militaires soient jugés pour des affaires criminelles.

Elle a requis une sanction moins lourde pour les exécutants que pour leur supérieur, le colonel Eric Burgaud, qui a reconnu leur avoir transmis l'ordre illégal de tuer Mahé, qu'ils considéraient comme un dangereux criminel, un "coupeur de routes" terrorisant les populations.

Le colonel affirme avoir lui-même tenu cet ordre de manière implicite du général Henri Poncet, qui a démenti et a bénéficié d'un non-lieu durant l'enquête. La défense a demandé que le "doute" sur ce point bénéficie au colonel.

Une hiérarchie en cause

Cinq ans de prison dont trois ferme ont été requis contre l'adjudant-chef Guy Raugel, qui a toujours reconnu avoir tué Firmin Mahé, sur ordre, en l'étouffant avec un sac plastique alors qu'il était transporté, blessé, dans un véhicule blindé. De la prison avec sursis a été demandée contre les deux soldats qui se trouvaient avec lui dans le véhicule.

Dans leurs plaidoiries, les avocats de la défense ont pourfendu "l'hypocrisie" des hauts gradés venus témoigner au procès et qui ont, pour la plupart, tenu des "discours de salon" déconnectés des réalités du terrain.

L'essentiel des (...)

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