Procès lundi d'une infirmière interpellée en marge d'une manifestation de soignants

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L'infirmière interpellée en juin 2020 lors d'une manifestation, est jugée lundi pour "outrage" et "violences sans ITT" sur personnes dépositaire de l’autorité publique. Elle avait reconnu les jets de projectiles et justifié son geste par un sentiment de colère contre l’État, en pleine crise de Covid-19.

L'image de cette infirmière, plaquée au sol alors qu'elle réclamait sa Ventoline, avait suscité l'émoi. Interpellée pour avoir jeté des projectiles sur les forces de l'ordre en marge d'une manifestation de soignants, en juin 2020, celle-ci comparaît lundi devant le tribunal de Paris pour "outrages" et "violences sans incapacité temporaire de travail".

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Colère dirigée contre l'État

En plein débat sur les violences policières, son arrestation musclée avait provoqué la colère de l'opposition de gauche et contraint le gouvernement à monter au créneau pour défendre l'action des forces de l'ordre. Relayées sur les réseaux sociaux, des vidéos de son interpellation avaient montré une femme portant une blouse blanche arrêtée sans ménagement par les forces de l'ordre sur fond d'échauffourées à l'arrivée du cortège sur l'esplanade des Invalides. D'autres vidéos montraient la même personne jeter des projectiles en direction des forces de l'ordre, quelques minutes auparavant.

Lors de son audition, l'infirmière avait reconnu avoir jeté des cailloux en direction des forces de l'ordre, tout en précisant que sa colère n'était pas dirigée contre les policiers mais contre l'État, selon une source proche du dossier. "Elle va expliquer pourquoi et comment une infirmière de 51 ans, mère de deux enfants, qui n'a jamais commis la moindre infraction ni violence en arrive à se comporter comme ça dans le cadre d'une manifestation", a expliqué (...)

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