Procès de l'Esma en Argentine: de nouvelles condamnations d'anciens militaires

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En Argentine, de nouvelles condamnations ont été prononcées contre d’anciens militaires pour des crimes commis dans les années 70 à l’École de mécanique de la marine, principal centre de détention clandestin de la dictature au pouvoir à l’époque.

avec notre correspondant à Buenos Aires, Jean-Louis Buchet

Perpétuité pour Raúl Cabral, Carlos Castellví et Miguel Conde. Quinze ans de prison pour quatre autres anciens officiers et six ans pour le dernier prévenu. Avec ce verdict, rendu public au cours d’une audience à laquelle juges, avocats, parties civiles et accusés ont participé de manière virtuelle via Zoom, s’est terminé le procès dit Esma IV.

Esma est l’acronyme en espagnol de l’École de mécanique de la marine, principal centre de détention clandestin de la dictature au pouvoir entre 1976 et 1983. À cette occasion, les prévenus devaient répondre pour 816 crimes, entre homicides, détentions illégales, tortures, abus sexuels et séquestrations d’enfants.

Moins médiatique que le procès Esma III, où ont été condamnés d’anciens militaires considérés des symboles de la répression, comme Alfredo Astiz, responsable de la disparition des religieuses françaises Alice Domon et Léonie Duquet, Esma IV, dernier de la série, ferme un cycle. Il témoigne aussi de la volonté de l’Argentine de continuer avec la politique dite de « Mémoire, Justice et Vérité » en ce qui concerne les crimes de la dictature, malgré les restrictions dues à la situation sanitaire qui ont retardé ce procès l’an dernier.

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