Procès Lelandais : "Il pouvait devenir terrible quand on ne faisait pas ce qu'il voulait"

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À la barre de son procès pour le meurtre du caporal Arthur Noyer, Nordahl Lelandais a continué de se présenter en homme ordinaire, malgré son instabilité et la dépression, mardi, tandis que d'anciennes compagnes ont dépeint un personnage jaloux et impulsif. L'accusé a ensuite livré son récit des faits survenus en 2017, sans convaincre les parties civiles. 

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"On s'est battus et il est tombé en arrière"

Essayant de paraître réellement bouleversé, ménageant des silences et des hésitations - parfois de manière un peu maladroite - Nordahl Lelandais continue de le marteler : il n'avait aucune intention de donner la mort au militaire. Il affirme qu'après avoir pris en stop Arthur Noyer, celui-ci, très éméché, a soudain été pris de panique en découvrant qu'il a perdu son téléphone. 

Lelandais dit avoir fini par le retrouver et le lui avoir tendu. Mais là, Arthur Noyer lui aurait dit : "C'est toi qui l'a volé !". L'accusé lui aurait alors donné un coup de poing, puis deux. "J'ai répliqué", explique-t-il. "On s'est battus et à un moment, il est tombé en arrière, KO. Là, j'ai senti qu'il n'y avait plus de mouvement de sa part. Je savais plus quoi faire." Silence dans la salle d'audience.

Puis, tout à coup, Lelandais s'adresse d'une voie larmoyante au portrait de sa victime, placé juste devant lui par les parents Noyer. "Désolé Arthur, je sais que tu es face à moi. Désolé pour ta famille, je sais qu'ils sont très pe...


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