Procès de l'attentat de Strasbourg: interrogatoire sur le fond de l’accusé Audrey Mondjehi

Dix-septième jour du procès de l’attentat de Strasbourg. En décembre 2018, le terroriste Cherif Chekatt avait été abattu par les forces de l’ordre deux jours après son périple meurtrier dans le marché de Noël. Quatre personnes sont poursuivies pour l’avoir aidé, à divers degrés, à se procurer des armes. Jeudi 21 mars, la Cour d’assise spéciale a commencé l’interrogatoire sur le fond du principal accusé, Audrey Mondjehi, 42 ans aujourd’hui, qui encourt la perpétuité pour complicité, en se concentrant sur ses liens avec le terroriste.

Compte rendu d'audience, Laura Martel

Seul point constant d’Audrey Mondjehi sur ses relations avec Cherif Chekatt : il confirme l’avoir croisé en prison en 2007. Mais contrairement à des déclarations passées, il soutient désormais ne jamais l’avoir revu avant septembre 2018. « Voilà quelqu’un avec qui vous dites avoir à peine échangé un bonjour en détention et qui surgit 11 ans plus tard pour vous demander une arme ? » s’étonne la présidente.

« J’ai été bête, j’ai fait une erreur en le mettant en contact avec des gens pour l’arme, je voulais rendre service, comme pour quelqu’un qui cherche un garagiste » avance l’accusé, qui fait bondir les avocats de parties civiles, persuadés, comme l’accusation, qu’Audrey Mondjehi était un intime du terroriste, et que fin 2018, il le savait radicalisé et dangereux. « Pas du tout », vitupère l’accusé, qui évoque une simple « connaissance », avec qui il « ne parle de rien » et « tient les murs du quartier », « par ennui ».


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