Procès de l'attaque du Thalys : le tireur admet "l'ensemble des faits" puis se rétracte

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Au premier jour du procès de l'attaque du Thalis, le président est longuement revenu sur la journée du 21 août 2015. Il a demandé à l'accusé s'il reconnaissait "l'ensemble des faits". "Oui, l'ensemble", répond Ayoub El Khazzani, Marocain de 31 ans, chemise en jean ouverte sur un t-shirt blanc avant de changer d'avis deux heures plus tard. Les juges cherchent en effet à déterminer s'il l'accusé planifiait un attentat de masse ou s'il ne visait que les soldats américains. C'est vers cette dernière version que Ayoub El Khazzani s'est porté dans la seconde partie de l'audience.

Un changement de discours pendant l'audience

"C'était pas pour massacrer, c'était pour les soldats américains", a-t-il dit dans un second temps. Un revirement qui a provoqué l'exaspération du président. "Je vous ai posé trois fois la question", souligne le magistrat, demandant à nouveau à El Khazzani, qui insiste pour s'exprimer dans un français hésitant,  de ne pas se priver de l'interprète pour que ses explications soient "plus fluides".  

Aux enquêteurs, il avait expliqué que ses cibles désignées étaient les Américains uniquement, assurant qu'il savait qu'ils étaient militaires malgré leur tenue de vacanciers. "Je suis désolé pour les victimes", "je suis hanté" dit El Khazzani. À bord du Thalys Amsterdam-Paris, El Khazzani était sorti des toilettes, torse nu, kalachnikov en bandoulière et avait tiré au pistolet sur un passager qui lui avait arraché sa kalachnikov, le blessant gravement, avant d'être maî...


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