Procès de l’attentat de Nice: Ramzi Arefa, l’homme qui a fourni une arme à Mohamed Lahouaeij Bouhlel

AFP - BENOIT PEYRUCQ

Au procès de l’attentat du 14 juillet à Nice, la cour s’est intéressée ce lundi 14 novembre à la personnalité de Ramzi Arefa, l’un des trois principaux accusés de ce dossier poursuivis pour association de malfaiteurs terroriste. Ce Niçois, qui avait 21 ans à l’époque des faits, a reconnu avoir joué l’intermédiaire dans la fourniture d’un pistolet à Mohamed Lahouaeij Bouhlel, mais nie toute connaissance de son projet terroriste.

De notre envoyée spéciale au palais de justice de Paris,

« Lorsque j’ai compris ce qu’il s’était vraiment passé, ce qu’avait fait le terroriste, j’ai été choqué par la monstruosité de cet acte horrible et atroce », Ramzi Arefa parle si bas qu’il en est presque inaudible. Mais il fait entendre la culpabilité qu’il ressent d’avoir aidé à fournir une arme au terroriste: « Je venais de sortir de prison, je trafiquais un peu de tout, mon objectif, c'était de faire le maximum d’argent. J’étais un petit con de 21 ans, je me posais pas trop de questions et quand j’y repense aujourd’hui, j'ai honte. »

Après sa sortie en février 2016, il le revoit dans le quartier : « Je me suis mis à lui vendre de la coke puis il m’a demandé un pistolet. J’ai cherché un contact partout autour de moi, (...) j’ai fait la transaction et je ne l’ai plus revu. » Ramzi Arefa admet avoir agi par appât du gain, mais participé à un projet terroriste, jamais, d’autant plus que la religion ne l’a jamais intéressé. Ce que confirme le rapport du QER, le quartier d’évaluation de la radicalisation, qui indique que « les faits semblent s’inscrire dans une perspective de droit commun, motivé par l’attrait financier ».

Un accusé qui a revu ses « valeurs »


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