Procès de l’attentat de Nice: la première journée de plaidoiries des parties civiles

AP - Francois Mori

Après près de trois mois d’audiences, le procès de l’attentat du 14 juillet 2016 entre dans sa phase conclusive avec le début ce mercredi des plaidoiries de parties civiles, qui doivent durer jusqu’au 2 décembre. Les deux tiers des avocats de victimes et leurs proches se sont entendus pour livrer d’abord une plaidoirie à plusieurs voix.

Les avocats des parties civiles ont tenté de convaincre la cour de l'implication des principaux accusés dans l'acte meurtrier du 14 juillet 2016, qui n'était « pas le fruit du hasard, encore moins l'œuvre d'un fou ». En l'absence de l'auteur, tué lors de l'attentat qui avait fait 86 morts sur la Promenade des Anglais au volant d'un camion-bélier, huit accusés sont jugés depuis le 5 septembre par la cour d'assises spéciale de Paris.

À l'instar du procès des attentats du 13 novembre 2015, qui s'était tenu dans la même salle réservée aux grandes audiences, au Palais de justice de Paris, une cinquantaine d'avocats ont prévu une « plaidoirie coordonnée », abordant d'abord l'aspect pénal du dossier, avant l'évocation des « blessures des victimes » à partir de jeudi après-midi. Et c’est avec une réflexion sur le temps que Me Morain ouvre les plaidoiries, de ces fragments de seconde qui ont fait basculer la vie des victimes à cette « peine à perpétuité, hors du temps » qu’elles endurent depuis.

L’avocat de l’association Me Rajon a malgré tout pressé les accusés de « se grandir et se responsabiliser » lors de leurs derniers mots, la « condition pour que les victimes puissent se dire que l’humanité est certes capable du pire, mais qu’elle sait malgré tout apprendre de ses erreurs ».

(Et avec AFP)


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