Procès de l’attentat de Nice: Chokri Chafroud, l’un des principaux accusés, nie toute implication

AP - Aurelien Morissard

Au procès de l’attentat de Nice, ce jeudi 10 novembre était consacré à l’interrogatoire de Chokri Chafroud, un des trois principaux accusés, poursuivis pour association de malfaiteurs terroristes. Ce Tunisien, ami de Mohamed Lahouaeij Bouhlel, est notamment mis en cause par un message retrouvé dans le téléphone du tueur, qui mentionne une commande d’armes pour « Chokri et ses amis ». Un message que l’accusé, qui nie toute implication, affirme ne pas comprendre.

De notre envoyée spéciale au palais de justice de Paris,

« Vous connaissez mieux les enjeux de ce procès que moi », s’agace le président, qui presse Chokri Chafroud, un Tunisien âgé de 43 ans, d’être plus clair et complet. Car si l’accusé a contre lui des « éléments qui en soi ne signifient pas grand-chose », leur « convergence créée une présomption de charges laissant penser que vous pourriez avoir connaissance du projet » de l’attentat, le met en garde Laurent Raviot.

Mais c’est sur le sens d’un autre message, envoyé un mois plus tard alors que des affrontements meurtriers ont eu lieu en Tunisie, que la Cour s’attarde: « Charge le camion, mets 2 000 tonnes de fer, coupe-lui les freins et moi, je regarde », écrit Chafroud. « Une blague à la tunisienne » plaide-t-il, pour moucher Mohamed Lahouaeij Bouhlel qui se plaignait sans cesse de son métier de chauffeur, alors qu’il avait la chance d’avoir un emploi et une famille, quand lui n’avait ni travail ni argent.

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