Procès de l’assassinat de Thomas Sankara: au Burkina, un espoir de vérité

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Ouverture à Ouagadougou du procès de l’assassinat de Thomas Sankara. Le leader de la révolution burkinabè, en 1983, a été tué le 15 octobre 1987. Quatorze personnes sont dans le box des accusés, avec deux absents de taille : Hyacinthe Kafando, soupçonné d’avoir dirigé le commando qui a tué Thomas Sankara, et Blaise Compaoré, l’ancien président, accusé d’avoir commandité le crime. Ce procès suscite néanmoins beaucoup d’espoir d’obtenir la vérité sur les événements du 15 octobre.

Avec notre envoyée spéciale à Ouagadougou, Gaëlle Laleix

Devant le bâtiment Burkina, du Conseil de l’entente, Luc Damiba, secrétaire général du comité du mémorial Thomas Sankara, repense au fil des événements : « C’est juste là où se trouvent les fleurs qu’on l’a abattu. Avec les témoins, les survivants, avec la reconstitution judiciaire, on sait exactement ce qui s’est passé ici. Donc, pour nous, c’est très important que dans la salle d’audience, on dise ce qui s’est passé exactement ici, on a envie de savoir la vérité. On ne peut pas rater ce projet. »

Paul Dipama est le cousin de Frédéric Kiemdé, tué aux côtés de Thomas Sankara. Ce n’est que le lendemain des événements, sans une explication, qu’il découvre la tombe de son proche : « Je me suis rendu au cimetière de Dagnoen où j’ai vu une feuille avec un morceau de bois piqué sur la tombe avec son nom. Il y avait les mouches sur les tombes… Vraiment, ce n’était pas du tout beau à voir ! On ne comprenait rien. Depuis lors, je n’ai jamais, jamais, eu la vérité, on n’a jamais su ce qui s’est passé. »

Les « orphelins de Sankara »

Stanislas Damiba est à Cuba le 15 octobre où 600 adolescents comme lui y avaient été envoyés pour étudier. À son retour, le Burkina n’est plus le même et, aujourd’hui, Stanislas veut comprendre : « Nous sommes les orphelins de Sankara, les étudiants formés à l’époque pour bâtir le pays. Sankara comptait sur nous, il nous l’avait dit. Pour nous, il faut que la vérité soit dite et justice soit faite à Thomas Sankara, parce que nous sommes les ayants droit de cette révolution depuis près de trente-quatre ans. »

Le procès permettra d’entendre les douze accusés présents et une soixantaine de témoins.

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