Le procès de Jawad Bendaoud pourrait être menacé par le mouvement des surveillants de prison

Jade Toussay
Jawad Bendaoud: pourquoi un procès hors normes sous haute sécurité, pour un "simple" délit.

13-NOVEMBRE - Le procès de Jawad Bendaoud, accusé d'avoir logé les terroristes de l'attentat du 13-Novembre peut-il être menacé par le mouvement de protestation des surveillants de prison? Selon le secrétaire général du syndicat pénitentiaire majoritaire Ufap-Unsa interrogé par BFMTV, c'est une possibilité.

Ce procès, le premier en lien avec les attentats du 13 novembre, doit s'ouvrir mercredi 24 janvier au tribunal correctionnel de Paris. Jawad Bendaoud y comparait pour "recel de malfaiteurs terroristes".

Mais son extraction pourrait être bloquée par les manifestations qui paralysent les prisons françaises depuis plusieurs jours. "Son extraction comme toutes les autres extractions, quelles qu'elles soient seront forcément perturbées par le mouvement. Donc on verra bien quels sont les moyens que vont développer les forces de l'ordre pour faire en sorte que cette extraction se fasse, parce qu'elle sera bloquée comme toutes les autres extractions", a déclaré Jean-François Forget, secrétaire général de l'Ufap-Unsa, à l'antenne de BFMTV.

"On est dans un bras de fer avec le gouvernement et la chancellerie, donc à ce titre, il n'y a pas de différences quel que soit le profil du détenu."


Aucun accord trouvé entre le gouvernement et les syndicat

Ce mardi, les négociations entre le gouvernement et les syndicats ont une nouvelle fois échoué. En dépit des propositions de la ministre de la Justice sur "la prime d'attractivité", les syndicats ont estimé que le gouvernement "n'avait pas pris l'ampleur" du mouvement.

"Au bout d'une heure de présentation et de courts échanges, on repart déçus et frustrés parce que sur toute notre plateforme, on n'a pas eu le dixième des réponses que l'on attendait", a déclaré à l'issue de la réunion Jean-François Forget.

Jawad Bendaoud, un délinquant multirécidiviste, encourt six ans de prison. Il avait déjà purgé huit ans de prison, notamment pour coups mortels, avant les attentats du 13 novembre. Un de ses proches, Mohamed...

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