Procès Ikea : procès du géant suédois pour fichage illégal

Le géant suédois Ikea est accusé d'avoir mis en place des méthodes d'espionnage de syndicalistes, de salariés mais aussi de clients. Des centaines de milliers d'euros auraient été dépensés pour collecter des informations personnelles. Les faits auraient duré de 2009 à 2012, ce qu'Ikea conteste en évoquant un dysfonctionnement mais pas de système organisé. "C'est un procès qui doit être exemplaire", clame devant les caméras Adel Amara, ancien syndicaliste de l'entreprise. Il dit avoir été victime de ce flicage organisé. 600 000 euros de budget alloué "Ils ont violé notre intimité. Ils se sont introduits dans ma vie, ils m'ont trainé dans la boue, ils m'ont fait passer pour tout n'importe quoi", assure-t-il. Sur le banc des prévenus, on retrouve d'anciens dirigeants d'Ikea France, des policiers mais aussi un patron d'officine privée de surveillance. Le budget alloué à cette surveillance pouvait aller jusqu'à 600 000 euros par an, et des fichiers de police confidentiels auraient même été consultés avec la complicité de fonctionnaires. Parmi nos sourcesSources judiciaires Avocats de toutes les parties Représentants syndicaux Témoignages parties civilesListe non exhaustive