Procès Heaulme Arrêts sur images d’une vie chaotique

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Jugé pour le meurtre de deux jeunes garçons en 1986, le tueur en série a raconté à la barre une enfance faite de violence et sa fuite en avant criminelle, tandis que sa sœur et son père témoignaient.

On a inscrit son nom dans la mythologie judiciaire comme le «routard du crime» ou encore un «serial killer» si l’on prend la terminologie importée des Etats-Unis. Pourtant, chaque matin, lorsque les portes de l’ascenseur s’ouvrent, c’est un vieillard un peu voûté qui apparaît dans le box de la cour d’assises de la Moselle. De quoi faire taire les fantasmes. Trimballant sa longue carcasse, Francis Heaulme, toujours vêtu du même polo bleu marine avec un col fourré, s’assoit sur le banc en bois. Puis il croise les bras et regarde devant lui sans ciller. Il reste ainsi, parfaitement statique, offrant à la cour - qui le juge pour le meurtre de Cyril Beining et Alexandre Beckrich, à coups de pierres, en 1986 - un visage sans âge ni émotion. Celui qui a été surmédiatisé, surinterrogé, surexpertisé semble insondable.

neuroleptiques

Mercredi et jeudi, les jurés ont entrepris de retracer sa biographie. L’accusé, qui fait figure de vétéran des prétoires, connaît bien l’exercice. Mains dans le dos, il s’avance à la barre sur invitation du président : «Je m’appelle Francis Heaulme, j’ai 58 ans et ça fait vingt-cinq ans que je suis en prison. J’ai deux perpétuités. J’ai plus rien à dire. Je ne suis pour rien dans cette affaire», prononce-t-il en guise de propos liminaires. Debout, sous le tableau représentant la fin du siège de Metz, il choisit de commencer l’histoire de sa vie par son plus grand malheur. «Ma mère est décédée, le 16 octobre 1984 d’un cancer de l’utérus. Elle avait 44 ans. Je suis toujours en deuil, je pense à elle tous les jours», explique-t-il.

Ses mains tremblent, sans doute à cause du traitement neuroleptique. Le président, Gabriel Steffanus, remarque : «C’est aussi le jour de la mort du petit Grégory…» L’accusé, peu sensible à la coïncidence, poursuit d’une voix (...)

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