Procès du harcèlement de Mila: pour son avocat Richard Malka, "on a volé sa vie"

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L'avocat Richard Malka, le 16 décembre 2020 au Palais de justice de Paris après le verdict du porcès des attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher - MARTIN BUREAU © 2019 AFP
L'avocat Richard Malka, le 16 décembre 2020 au Palais de justice de Paris après le verdict du porcès des attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher - MARTIN BUREAU © 2019 AFP

"Toutes les portes lui sont fermées." Avant l'ouverture du procès pour le harcèlement en ligne de Mila, son avocat Me Richard Malka a dépeint les conséquences que cette effusion de haine avait sur la vie de sa cliente.

"Je défends une jeune fille qui, entre ses 16 ans et demi et ses 18 ans, a reçu plus de 100.000 messages de haine promettant de la liquider, de la lapider, de l'écarteler, de la décapiter, avec des photo-montages de sa tête sanguinolente", a-t-il déclamé ce jeudi à la mi-journée devant la presse.

L'avocat, connu pour son combat pour la liberté d'expression, notamment lors du procès des attentats de janvier 2015, a exprimé son étonnement quant au fait que Mila ait été écartée de son lycée tandis que "ceux qui lui promettaient de se faire tabasser n'ont eu aucune sanction". La jeune femme a en effet été obligée de quitter son établissement scolaire et doit préparer son bac avec le Centre national d'enseignement à distance (Cned), loin de ses camarades.

"La critique des religions, c'est légal"

"Je ne me remets pas qu'elle vive recluse. Imaginez sa vie, elle ne peut plus se balader tranquillement, elle ne peut plus avoir de stages, toutes les portes lui sont fermées", a ajouté Richard Malka, dont la cliente est sous protection policière jour et nuit depuis la publication d'une première vidéo polémique dans laquelle elle critiquait l'islam et le Coran.

Et de poursuivre: "Je ne me remets pas que les treize personnes jugées ce jeudi ne sachent pas que la critique des religions, c'est légal et ce n'est pas raciste". La justice a déjà considéré que Mila n'avait "violé aucune loi", a-t-il rappelé, soulignant qu'on avait pourtant "volé la vie de cette jeune fille". "On ne peut pas menacer de mort. Si ce message passe, peut-être qu'il y aura moins de nouvelles Mila à l'avenir", a-t-il conclu.

Article original publié sur BFMTV.com

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