Procès Fiona : la cour d’assises en plein brouillard

Libération.fr
A la cour de la Haute-Loire, au Puy-en-Velay, le 10 octobre.

La mère et le beau-père de Fiona sont jugés en appel par la cour d’assises de la Haute-Loire pour «violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner». Au quatrième jour d’audience, les circonstance de la mort de l’enfant de 5 ans sont toujours troubles.

Par moment, la cour d’assises de la Haute-Loire, au Puy-en-Velay, sombre dans la torpeur. Des jurés enfoncent la tête dans la paume de leurs mains, certains bâillent, d’autres ont le regard dans le vide. Ils se perdent dans le flot de paroles, les passes d’armes incessantes entre les avocats des parties civiles et de la défense, les auditions interminables des témoins où chacun essaie d’arracher le dernier mot. Puis ils se redressent, réveillés par une intervention intempestive de Berkane Makhlouf, le beau-père de Fiona, qui a décidé de ne rien laisser passer : «Lors du premier procès, je n’ai fait qu’écouter, résultat je me suis retrouvée avec 20 ans de prison.» «Résultat», il se dresse régulièrement au micro pour tout nier en bloc, du moindre détail aux plus fortes accusations, jusqu’à s’enferrer dans une intenable posture d’irréprochabilité. Cécile Bourgeon, quant à elle, alterne mouvements d’humeur et moues boudeuses, tandis que ses avocats lui font ostensiblement les gros yeux. C’est ainsi que, depuis quatre jours, la cour d’assises s’enfonce doucement dans le brouillard, prisonnière de cette partition où chacun répète inlassablement les mêmes notes sans jamais que les lignes ne bougent.

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De temps à autres, le mot «vérité» vole entre les lambris, puis se brise sur la vitre du box. On n’en sait pas davantage sur les circonstances de la mort de Fiona, 5 ans, le 12 mai 2013. Que s’est-il passé dans l’appartement familial de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), au milieu des médicaments, de la drogue et des plans de cannabis ? Le médecin généraliste est venu souligner qu’il n’a jamais décelé de traces de maltraitance sur Fiona. (...)

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