Procès filmés : une mesure "contradictoire" pour le chroniqueur judiciaire Dominique Verdeilhan

·1 min de lecture

Des procès filmés et diffusés à la télévision, des enquêtes préliminaires plus encadrées, des cours criminelles départementales généralisées… Le projet de loi présenté par le garde des SceauxEric Dupond-Moretti mi-avril a fait réagir le chroniqueur judiciaire Dominique Verdeilhan, invité d’Europe 1 samedi soir.

"Je ne pense pas qu’on va redorer l'image ou renforcer la confiance en la justice en filmant les procès", a-t-il tranché. Selon le texte du projet de loi, les procès pourraient être filmés mais ne seraient pas retransmis en direct. Et il faudrait attendre que le procès soit définitivement clos pour que les Français puissent le visionner.

>> Retrouvez Europe soir week-end en podcast et en replay ici

"On fait sortir le peuple de la justice"

Une mauvaise piste pour Dominique Verdeilhan, auteur de L'audience est ouverte. Chronique d'une justice défaillante, publié au mois de mars. Il juge surtout cette mesure contradictoire avec les cours criminelles départementales généralisées, composées de cinq magistrats professionnels et sans jury populaire.

"Dans un premier temps, on fait sortir les jurés populaires. Et puis, dans le même temps, on fait entrer les caméras comme ça, les Français vont pouvoir voir comment la justice se déroule. Je trouve ça un peu contradictoire", déplore-t-il, avant de poursuivre : "On dit que la justice est compliquée, que les Français ne la saisissent pas bien, mais en même temps, on fait sortir le peuple de la justice". "La justice est quand ...


Lire la suite sur Europe1