Procès en destitution de Trump: les procureurs étayent leurs accusations

Pour la deuxième journée consécutive, les démocrates déploient leur argumentaire contre le président américain devant le Sénat. Après une journée consacrée à l’exposé des faits, les procureurs se sont employés à prouver que Donald Trump s’est rendu coupable d’un des motifs prévus dans la Constitution pour destituer le président : trahison corruption ou autres crimes et délits majeurs.

Avec notre correspondante à Washington, Anne Corpet

L’audience débute par une prière… Mais passé la minute de recueillement, les flèches fusent depuis le pupitre d’où les procureurs étayent leurs accusations. Jerry Nadler démonte la théorie des défenseurs de Donald Trump, selon laquelle le président ne peut être destitué puisque le dossier d’accusation ne comprend pas de crime au sens pénal.

« Ce point de vue est complètement faux. Il n’a aucune base constitutionnelle, il n’y a aucun précédent qui va dans ce sens »,assène le procureur démocrate qui exhume même une vidéo de Lindsey Graham, l’un des plus fidèles soutiens du président, lors du procès de Bill Clinton en 1998. « Pour un crime grave au sens de la Constitution, il n’y a pas besoin d’y avoir un crime », déclarait alors le sénateur républicain.

Lindsay Graham avait brièvement quitté l’hémicycle au moment de la diffusion de cette vidéo. Lors d’une pause un peu plus tard, le sénateur républicain a préféré s’interroger devant la presse sur l’argent perçu par le fils de Joe Biden en Ukraine, plutôt que d’évoquer ses propres contradictions.

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