Procès en destitution de Trump: Bruce Castor et David Schoen, deux avocats au front

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Donald Trump a peiné à rassembler une équipe autour de lui pour le défendre. Accusé d'avoir encouragé l'assaut du Capitole le 6 janvier, l'ex-président américain a finalement choisi deux avocats rompus aux controverses pour le représenter à son procès au Sénat. Le procès démarre ce mardi 9 février.

Donald Trump ne se rendra pas à son deuxième procès en destitution qui démarre ce 9 février. C'est la première fois que le plus haut responsable des États-Unis est visé par deux procès en destitution et c'est surtout la première fois qu'un président est jugé par la Chambre haute après la fin de son mandat. Il est plus que probable que l'ex-président sera acquitté. La Constitution impose une majorité des deux tiers pour un verdict de culpabilité. Et il y a peu de chances que 17 sénateurs républicains joignent leur voix aux 50 démocrates pour condamner Donald Trump.

Deux avocats dans la tourmente

Ce ne sont pas des avocats de premier plan mais ils ont déjà défrayé la chronique. Procureur en Pennsylvanie, Bruce Castor avait été saisi en 2005 d'une plainte pour agression sexuelle contre l'animateur Bill Cosby. Mais il avait refusé d'entamer des poursuites contre le comédien, qui en 2018 a été condamné pour ces abus.

L'autre avocat, David Schoen est un pénaliste d'Atlanta. Il avait déclaré à plusieurs reprises que selon lui, l'homme d'affaire Jeffrey Epstein, accusé d'exploitation sexuelle sur mineures et qui est mort en prison en 2019, avait été tué dans sa cellule. Les enquêtes officielles avaient pourtant conclu au suicide. Les deux avocats ont des profils très différents mais s'appuient sur plusieurs décennies d'expérience professionnelle. On ignore pour l'instant lequel des deux dirigera l'équipe d'avocats de l'ancien président.

L'abandon du procès

Peu d'informations ont filtré sur leur stratégie, si ce n'est que les accusations de fraude électorale répétées par Donald Trump pendant des mois ne seront pas relayées par les avocats. Ce lundi 8 février, ils ont déclaré que l’acte d'accusation adopté par la Chambre est anticonstitutionnel. Selon eux, la Constitution ne permet pas au Sénat de juger un président qui n’est plus en exercice. Ils ont d’ailleurs demandé l’abandon du procès.