Procès Daval : la soumission chimique au cœur des débats

Par Nicolas Bastuck, à Vesoul
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Caricature de Jonathann Daval le 16 novembre.
Caricature de Jonathann Daval le 16 novembre.

On reconnaît un bon expert à sa capacité à savoir jusqu'où? ne pas aller. Après trois heures de débats très denses, très techniques, très précis, aux assises de Vesoul (Haute-Saône), le Pr Antoine Tracqui affirme ne pas être en mesure de valider ? ou infirmer ? la thèse de la « soumission chimique » à laquelle Jonathann Daval se serait livré sur son épouse, Alexia. Rien, dans les constations qu'il a pu faire, ne l'autorise à affirmer que Daval a pu faire avaler à sa femme, à son insu, divers produits médicamenteux susceptibles de la rendre plus suggestible, plus vulnérable, moins vigilante et, surtout, de ruiner son projet de grossesse, comme les parties civiles le soutiennent avec insistance.

De même, le professeur de médecine reconnaît n'avoir « aucun argument factuel » lui permettant de confirmer l'origine des « crises d'hystérie » (agressivité, amnésie, troubles du langage, confusions et hallucinations?) auxquelles Alexia aurait été sujette, si l'on en croit les déclarations de l'accusé. « Je ne dispose d'aucun élément me permettant de dire si ces crises ont eu lieu ou pas », admet-il, conscient des limites de son art. Jugé depuis lundi pour le meurtre de sa femme, Jonathann Daval, l'ex-époux éploré qui avait fini par craquer et reconnaître les faits, encourt la prison à perpétuité.

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