Procès Daval : l’énigme d’un accusé "atypique" au cœur des débats

Catherine Fournier
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Le mot a résonné des dizaines de fois. "Pourquoi ?" Rien d’étonnant dans une cour d’assises. Mais au procès de Jonathann Daval, cette interrogation revêt une importance toute particulière. L’avocat général, Emmanuel Dupic, l’a résumé ainsi, lors de l’interrogatoire de l’accusé, jeudi 19 novembre : "On peut s’interroger sur un procès qui dure cinq jours alors que l’auteur a reconnu l’homicide conjugal. La question du comment, on le sait. Reste en suspens la question du pourquoi." Pourquoi et pour quoi ? En langage judiciaire, on appelle cela un mobile. Même s’il n’est pas nécessaire pour constituer l’infraction, il est indispensable pour s’approcher d’une vérité judiciaire. Et fixer le quantum (la durée) de la peine.

Jonathann Daval risque la perpétuité pour "meurtre sur conjoint". "Nous plaidons coupable", a rappelé son avocat, Randall Schwerdorffer. La défense s’est offusquée de voir les parties civiles creuser avec entêtement des pistes écartées pendant l’instruction : celle d’un empoisonnement médicamenteux avant les faits, et donc d’un assassinat, et celle d’un viol conjugal, ante ou post-mortem. Ces deux éléments, s’ils étaient retenus par les jurés, n’alourdiraient pas la peine encourue. (...)

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