Procès Daval : « T'es pas un homme, Jonathann, c'est si dur de l'entendre ? »

Par Nicolas Bastuck
·1 min de lecture
Dessin de presse représentant Isabelle Fouillot, la mère d'Alexia Daval, et Jonathann dans la cour d'assises de Haute-Saône, à Vesoul.
Dessin de presse représentant Isabelle Fouillot, la mère d'Alexia Daval, et Jonathann dans la cour d'assises de Haute-Saône, à Vesoul.

Il est 10 h 30. La vidéo de la confrontation organisée le 7 décembre 2018 entre Jonathann Daval et la mère d'Alexia, dans le bureau du juge d'instruction, vient d'être projetée à la cour d'assises de Haute-Saône, où Jonathann Daval est jugé depuis lundi pour le meurtre de sa femme Alexia en novembre 2017. La scène a été abondamment décrite : Jonathann, qui maintient sa version d'un complot familial ? accusant son beau-frère Grégory Gay d'avoir étranglé sa femme ?, va craquer. Sa belle-mère tient dans les mains une photo de sa fille et de son chat Happy. Alexia est rayonnante sur la photo. Jonathann, lui, est tassé sur une chaise.

Soudain, les larmes montent. Il bredouille quelques mots inaudibles. Puis il se met à genoux, implorant le pardon d'Isabelle Fouillot. Elle le relève, lui dit « merci » et le serre dans ses bras. Il dit encore : « Pardon, pardon, je mérite tout ce qui se passe. Je mérite tout ! » Son avocat, Me Ornella Spatafora, le prend par l'épaule. Le garde de l'escorte se met à pleurer. Me Jean-Marc Florand, avocat de la partie civile, lui dit qu'il est « courageux ». L'étreinte avec sa belle-mère dure plusieurs secondes. Une éternité.

Face-à-face

C'est une chose que de lire le procès-verbal d'une audition, c'en est une autre d'en voir les images. Et les images sont saisissantes. Elles secouent la cour, qui n'en a pas fini avec la sidération. Isabelle Fouillot y tenait, le président Matthieu Husson le lui accorde. Elle tenait à ce face-à-face av [...] Lire la suite