Procès Dabo Boukary au Burkina: le général Gilbert Diendéré nie toute implication

Dabo Boukary, étudiant en septième année de médecine, avait été enlevé et torturé à mort par les soldats de la sécurité présidentielle en mai 1990. Le procès s'est ouvert ce lundi 19 septembre.

Avec notre correspondant à Ouagadougou, Yaya Boudani

Appelé à la barre au premier jour du procès, le lieutenant-colonel Mamadou Bamba a nié avoir servi de guide aux soldats de la sécurité présidentielle, en mai 1990. « Je n’ai pas accompagné de soldats pour montrer les domiciles, ni identifier aucun étudiant sur des photos », a-t-il soutenu durant l’audience. « Je n’avais aucun rapport avec ces soldats » a-t-il martelé.

L’accusé a soutenu n’avoir pas connu l’étudiant Dabo Boukary, son aîné a la faculté de médecine. Étonnement de Me Prosper Farama, l’un des avocats de la famille Dabo : « Vous étiez en médecine et vous ne connaissiez pas Dabo Boukary, qui était en septième année dans la même faculté ! »

Les soldats n'ont « pas agi sous mon commandement », insiste Gilbert Diendéré

Le général Gilbert Diendéré, chef de corps du centre d’entraînement commando de Pô au moment des faits, a rejeté toute participation à l’arrestation des étudiants en mai 1990. « C’est autour de 23 heures qu’un soldat m’a informé qu’un civil avait trouvé la mort au sein du conseil de l’entente », a-t-il dit, avant de poursuivre : « Je suis allé immédiatement réveiller le président du Faso pour l’informer. »


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