Procès du crash du vol Rio-Paris: Airbus rejette la faute sur les pilotes d'Air France

AFP - THOMAS SAMSON

Au procès du crash du vol Rio-Paris, ce mardi 15 novembre à Paris, Airbus a rejeté la faute sur les pilotes d'Air France. Interrogé pour le deuxième jour de suite, Christophe Cail, le représentant du constructeur - poursuivi avec la compagnie aérienne pour « homicides involontaires » suite à la mort de 228 personnes lors du crash de l'AF447, le 1er juin 2009 - a continué de tenter de dédouaner Airbus. Compte rendu d'audience.

« Ce n'est pas le givrage des sondes Pitot qui a fait se crasher l'avion... Ce sont les erreurs de pilotage », lâche Christophe Cail. Bousculé par Maître Jakubowicz, avocat de plusieurs parties civiles, le représentant légal d'Airbus - lui-même ancien pilote d'essai - finit par dire clairement ce qu'il sous-entend depuis la veille à la barre. Finies les digressions, les explications techniques qui s'éternisent. « Il ne faut pas avoir peur de dire quand il y a eu une erreur », insiste Christophe Cail.

Sur les bancs des parties civiles, une femme se lève et s'en va. Une autre manifeste sa colère en applaudissant.

« Vous auriez fait mieux qu'eux ? », poursuit Me Jakubowicz.

« Je pense que j'aurais fait mieux », répond sans hésiter le cadre d'Airbus, les bras croisés, le regard planté dans celui de l'avocat.

Quand vient le tour d'Air France de l'interroger, l'un des conseils de la compagnie proteste et demande à Christophe Cail de préciser sa réponse. « Personne ne peut dire que ce qui a été fait dans ce cockpit était ce qui était attendu des pilotes », explique le représentant d'Airbus.

Puis les avocats des deux entreprises l'affirment en chœur : aucun pacte de non-agression n'a été signé entre elles.


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