Procès du crash Rio-Paris: le représentant d'Air France défend la formation des pilotes

AP - Michel Euler

La compagnie aérienne, poursuivie pour « homicides involontaires » après la mort des 228 personnes qui se trouvaient à bord de l'AF447 qui s'est écrasé dans l'océan Atlantique, le 1er juin 2009, a choisi de se défendre par la voix de l'un de ses anciens pilotes et instructeurs, Pascal Weil.

Pendant plus de six heures, l'ex-cadre d'Air France, aujourd'hui à la retraite, a assuré que la compagnie avait suffisamment formé et informé ses équipages concernant un gel éventuel des sondes de vitesse Pitot à l'origine du crash. « Je n'aurai pas l'outrecuidance de dire que nous avons tout bien fait », répète Pascal Weil à la barre.

La compagnie aérienne est jugée depuis le 10 octobre devant le tribunal correctionnel de Paris avec Airbus pour homicides involontaires, plus de treize ans après l'accident du vol AF447 qui a tué 216 passagers et 12 membres d'équipage. Cette nuit-là, l'A330 traversait le Front intertropical (FIT), une zone météorologique difficile autour de l'équateur, quand trois sondes situées à l'extérieur de l'appareil, les sondes Pitot, ont givré, entraînant la perte des indications de vitesse.

Dans le cockpit, cette panne a aussi provoqué une déconnexion du pilote automatique, un basculement en mode de pilotage dégradé et de nombreuses alarmes. Surpris, les pilotes ont perdu le contrôle de l'appareil, qui a heurté l'Atlantique moins de cinq minutes plus tard.

« Des professionnels aguerris »

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