Procès du crash du Rio-Paris : Airbus face au givrage des sondes Pitot

© Thomas SAMSON / AFP

Un fin tube métallique de quelques dizaines de centimètres : les sondes Pitot, qui mesurent la vitesse des avions et ont joué un rôle majeur dans le crash du Rio-Paris en 2009, ont occupé lundi le début de l'interrogatoire du représentant d'Airbus au procès de la catastrophe . Le 1er juin 2009, le vol AF447 a heurté l'océan Atlantique au large du Brésil en pleine nuit, emportant la vie des 216 passagers et 12 membres d'équipage partis quelques heures plus tôt de Rio de Janeiro pour rejoindre Paris.

L'A330 traversait le Front intertropical (FIT), une zone météorologique difficile autour de l'équateur, quand les trois sondes Pitot ont givré, entraînant, dans le cockpit, la perte des indications de vitesse. La panne a aussi provoqué une déconnexion du pilote automatique, un basculement en mode de pilotage dégradé et de nombreuses alarmes. Déstabilisés, les pilotes ont perdu le contrôle de l'appareil en moins de cinq minutes. Jugé depuis le 10 octobre pour homicides involontaires, le constructeur de l'avion doit s'expliquer jusqu'à mardi, par la voix de son représentant, Christophe Cail, ancien pilote d'essai.

Des incidents constatés

L'une des trois juges du tribunal commence par faire circuler trois scellés, trois sondes Pitot, les trois modèles qui étaient à l'époque installées sur ce type d'avions: Thalès AA, Thalès BA et Goodrich. Au cours des mois précédant la catastrophe, les incidents de givrage des sondes se sont multipliés, quasi-intégralement sur le modèle AA, dans une...


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