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Procès Bujakera en RDC: ce dossier «semble de plus en plus motivé par des considérations politiques»

En République démocratique du Congo (RDC), une nouvelle audience a eu lieu, vendredi 2 février, dans l’affaire du journaliste Stanis Bujakera. L’ONG de défense des droits de l’homme, Human Rights Watch (HRW), explique pourquoi il devrait être libéré sans conditions.

Depuis plus de quatre mois, Stanis Bujakera, directeur de publication adjoint du site d’information Actualite.cd, correspondant de Jeune Afrique et de Reuters croupit dans une cellule de la prison de Makala, à Kinshasa, à la suite de la publication d’un article par la rédaction de Jeune Afrique - qu’il n’avait pas signé - mettant en cause les renseignements militaires congolais dans l’assassinat d’un ancien ministre devenu opposant, Chérubin Okende, en juillet 2023.

Ce vendredi, l’ONG de défense des droits de l’homme, Human Rights Watch a pris la parole pour demander, une nouvelle fois, sa libération, comme l'explique Thomas Fessy, chercheur principal pour la RDC chez HRW : « Ce dossier fourmille d’incohérences et d’irrégularités. L’article en question est signé de la rédaction de Jeune Afrique. L’accusation portait d’abord sur le partage par messagerie instantanée d’une note présumée des services de renseignements sur le meurtre d’un cadre de l’opposition, Chérubin Okende. Puis, finalement, Stanis Bujakera a été accusé d’avoir fabriqué cette note et d’avoir falsifié la signature et le cachet de l’agence des renseignements.

Opacité, pas de preuves

« Le Ministère public est, jusque-là, incapable d’en apporter les preuves. Telegram et WhatsApp ont confirmé, dans une contre-enquête, qu’il est techniquement impossible de retracer l’expéditeur initial d’un message.


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