Procès de Bouake : l'omerta jusqu'au bout

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Quatre anciens ministres, le responsable Afrique de Jacques Chirac à l'Élysée : c'était journée VIP au procès Bouaké. Ils ont dit leur vérité : ni coupable, ni responsable du fiasco de l'époque ayant abouti à laisser partir les auteurs de l'attaque et les mercenaires slaves qui les accompagnaient. Les familles des victimes resteront avec des questions sans réelles réponses.

Par Michel Galy, politologue, spécialiste de la Côte d'Ivoire.L'omerta. Le silence. Le mensonge. Souvent ce " procès de Bouaké " tient du simulacre. Petites mains et grands personnages y mentent éhontément, au grand dam des familles des neuf disparus et des trente victimes françaises du 6 novembre 2004 à Bouaké, deuxième ville de Côte d’Ivoire.Simulacre et grande confusion aussi. Qui, dans la salle où s'est installée la Cour d'assises pour juger des faits survenus 17 ans plus tôt, connaît et maîtrise vraiment les dessous tortueux des réalités ivoiriennes et ouest-africaines. La Côte d'Ivoire, les quatre juges d’instruction qui se sont succédé n'ont jamais pu y aller pour enquêter.À LIRE AUSSI : Procès du bombardement de Bouaké : le mystère des commanditaires perdureLa plupart des magistrats ou des avocats présents n'ont qu'une vague idée du contexte africain. Les médias ou journalistes " spécialisés " ne sont pas venus en nombre. Pour les uns et les autres comme pour les familles, peu de mémoire et pas de recours à l’histoire. Résultat : on assiste à un procès franco-français. Alors qu'en vérité...

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