Procès de Bouaké: les trois accusés condamnés à la perpétuité

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La cour d'assises de Paris a condamné jeudi à la prison à perpétuité les trois accusés, ivoiriens et bélarusse, jugés en leur absence pour avoir perpétré en 2004 le bombardement qui avait tué neuf soldats français à Bouaké (Côte d'Ivoire).

Après 15 jours de procès, le jury a finalement condamné les trois accusés à la perpétuité, en ler absence. Yury Sushkin, un mercenaire bélarusse, Patrice Ouei et Ange Gnanduillet, deux officiers de l'armée de l'air ivoirienne ont effet été déclarés coupables d'assassinats et de tentatives d’assassinats, a déclaré le président de la cour, Thierry Fusina. Tous trois se sont "attaqués sournoisement" à des soldats français membres d'une force de paix et "avec une préméditation certaine", a-t-il ajouté. Le verdict clôt une longue instruction française et trois semaines de procès. Près de 90 témoins, quasiment tous Français, se sont succédé à la barre, ainsi que des rescapés du bombardement et d'anciens ministres français de l'époque. Ni la justice ivoirienne ni celle du Bélarus n'ont répondu aux mandats d'arrêts émis par la justice française à l'encontre des trois accusés, .Certaines parties civiles soupçonnent des responsables français de l'époque d'avoir plombé l'enquête pour ménager le président Laurent Gbagbo, au nom de la "raison d'État" diplomatique. D'autres se demandent si la France n'a pas voulu éviter qu'on creuse trop sur ce bombardement perpétré par deux avions que la Côte d'Ivoire venait d'acheter à une sulfureuse figure...

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