Procès des attentats de janvier 2015: le principal accusé comparaîtra en visioconférence

·1 min de lecture

Après trois semaines d'interruption, le procès des attentats de janvier 2015 va bel et bien reprendre lundi 23 novembre. Le principal accusé, Ali Riza Polat, testé positif au Covid-19 fin octobre, souffre toujours de problèmes digestifs qui l'empêchent d'être présent physiquement, mais il suivra la fin du procès par visioconférence, a décidé le Parquet national antiterroriste jeudi.

Ali Riza Polat est trop malade pour assister à la fin de son procès dans le box des accusés, mais pas assez pour ne pas pouvoir suivre les audiences depuis la prison. Voilà en gros ce qu'a expliqué le président de la cour d'assises, Régis de Jorna pour justifier sa décision.

Une décision qui s'appuie sur une ordonnance prise mercredi par le gouvernement, dans le cadre de l'urgence sanitaire et qui autorise le recours à la visioconférence sans l'accord des parties, dès lors que les plaidoiries et les réquisitions ont débuté. Ce qui est le cas dans le procès des attentats de janvier 2015.

Les avocats en colère

En apprenant la nouvelle, certains avocats de la défense mais aussi des parties civiles n'ont pas caché leur colère. Me Coutant-Peyre, qui défend Ali Riza Polat, est immédiatement monté au créneau. Les droits de son client sont bafoués, estime-t-elle.

Même indignation pour Me Saint-Palais, avocat d'Amar Ramdani, qui sur Twitter dénonce le fait qu'on puisse requérir perpétuité contre un accusé sans qu'il soit là.

La prison à perpétuité, c'est en effet la peine que risque Ali Riza Polat qui comparaît pour « complicité » de crimes terroristes. L'audience de lundi matin promet d'être houleuse.