Procès des attentats de janvier 2015 : l'avocat de Charlie Hebdo évoque des peines "très lourdes" mais "nécessaires"

Hugues Garnier
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L'avocat de Charlie Hebdo a réagi, ce mercredi, au verdict du procès des attentats de janvier 2015 qui a abouti à la condamnation des 14 accusés.

Pour lui, c'était le procès d'une "nébuleuse". L'avocat Richard Malka a réagi mercredi au verdict rendu par la cour d'assises spéciale de Paris au procès des attentats de janvier 2015 ayant entraîné la mort de 17 personnes dont 12 parmi la rédaction de Charlie Hebdo.

L'avocat de l'hebdomadaire, qui prend acte des peines prononcées, estime que certaines, "très lourdes", sont nécessaires au regard de la grande implication de condamnés dans l'attaque terroriste perpétrée contre les journalistes de Charlie Hebdo.

"Sans cette nébuleuse, il n'y a pas d'attentat"

"Ce qui est le plus important c'est le message qui est délivré par la société française au travers de sa justice", considère Richard Malka. "C'était le procès d'une nébuleuse de personnes plus ou moins proches des terroristes ayant fourni plus ou moins d'aides aux terroristes", poursuit-il.

Pour l'avocat, "ce que dit cette décision c'est que sans cette nébuleuse, il n'y a pas d'attentat. Sans la nébuleuse, il n'y a pas de terrorisme et que toute personne participant à celle-ci peut être sanctionné sévèrement".

"Ce danger, ce n'est pas l'islam"

Les accusés ont été condamnés par la cour d'assises spéciale à des peines de réclusion criminelle, de quatre années à la perpétuité. "Cela ne ressuscitera personne mais cela évitera peut-être à d'autres drames de se produire", déclare Richard Malka qui y voit dans la fin de ce procès long de trois mois et demi "le début de quelque chose".

"J'ai senti je crois, en tout cas j'espère, une prise de conscience, un éveil, une envie d'agir citoyenne contre un danger qui tue, qui veut imposer la peur et la terreur [...] Ce danger, ce n'est pas l'islam, et il faut le dire clairement", explique-t-il tout en dénonçant l'islamisme auquel "on ne peut pas lui trouver d'excuses".

"On ne tue pas, on ne menace pas de mort parce que quelqu'un a une idée différente de la vôtre, parce qu'il dessine ou parce qu'il enseigne", conclut Me Richard Malka.

Article original publié sur BFMTV.com

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