Procès des attentats de janvier 2015 : Ali Riza Polat condamné à 30 ans de prison

Par Le Point.fr (avec AFP)
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Les accusés du procès des attentats de janvier 2015 à l'heure de leur dernier mot, lundi, avant que la cour ne se retire pour délibérer.
Les accusés du procès des attentats de janvier 2015 à l'heure de leur dernier mot, lundi, avant que la cour ne se retire pour délibérer.

La défense, dans ses plaidoiries, avait conjuré la cour de ne pas « céder à la peur » ni à la pression d'un procès annoncé comme historique, de ne pas écouter la « meute » assemblée devant la salle d'audience au moment de juger les 14 accusés du procès des attentats de janvier 2015. De s'en tenir aux faits qui leur étaient reprochés, aux éléments qui avaient pu ? ou non ? être assemblés contre eux. Le combat était inégal, selon plusieurs avocats. D'un côté, 200 parties civiles, des vies ravagées, un traumatisme national et exigeant réparation. De l'autre, une nébuleuse suspectée d'avoir aidé les terroristes à s'armer, et un dossier par endroits bancal.

La défense de chacun des 11 accusés présents (3 sont absents) s'était émue d'un réquisitoire extrêmement sévère : des « peines de malade » ? entre cinq et quinze ans de réclusion ?, résumait lundi Me Marie Dosé, l'un des conseils de Nezar Mickaël Pastor Alwatik. Les avocats avaient aussi, avec violence et brio, attaqué un ministère public qui, c'est vrai, a fort peu existé le temps de l'audience. « Les armes, les commanditaires, ce sont des piliers du dossier, c'est du solide, c'est du concret, mais on ne va pas les juger ici, avait lancé Me Beryl Brown, avocate de Michel Catino. C'est soit trop tard, comme pour Claude Hermant, soit trop tôt, comme pour Peter Cherif. Au milieu, il y a du vide, qu'on essaye de combler. Alors on bricole, on rafistole. » Trois mois après l'ouverture du procès et au terme de quar [...] Lire la suite