Procès des attentats de janvier 2015 : des accusés décevants et une enquête qui stagne

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Après 54 jours d'audience, le procès des complices des terroristes de "Charlie Hebdo", de Montrouge et de l'Hyper Cacher, n'a apporté aucune révélation fracassante. Retour sur ce procès hors normes.

Ce n’est que dans 50 ans que le grand public pourra visionner les bandes-vidéo du procès des attentats de janvier 2015. Cinquante-quatre journées éprouvantes, des centaines d’heure d’audience : le premier procès terroriste était entièrement filmé, pour l’Histoire. Et sans doute le spectateur des années 2070 sera-t-il très étonné à la vue de cette cour d’assises où juges, avocats, accusés et journalistes arboraient des masques chirurgicaux. Où le déroulement du procès a lui-même été court-circuité plusieurs fois par l’épidémie de Covid-19 qui frappait la France. Alors qu'elle devait prendre fin le 10 novembre, l'audience a été suspendue pendant trois semaines, trois accusés ayant contracté le virus, puis l'état de santé du principal accusé, l’orageux Ali Riza Polat, s'étant dégradé. Mais au-delà des masques et des interruptions liées à la crise sanitaire, le spectateur du futur y contemplera d’uniques moments d’Assises. Il y a eu les récits déchirants de la part des survivants de Charlie Hebdo et de l’épicerie Hyper Cacher, l’effroi des policiers canardés par les frères Kouachi à Paris, les témoignages intimes des veuves des terroristes, les saillies des onze accusés qui parfois insultent, minaudent ou explosent, tant et si bien que l'un d'eux finit même par se faire...

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