Procès des attentats de Bruxelles: la cour ordonne le démontage du box des accusés

Les neuf accusés au procès des attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles comparaîtront finalement dans un seul et même box et non dans des boxes individuels que leurs avocats avaient décrits comme inhumains et contraire à la présomption d’innocence.

La configuration des boxes des accusés était devenue l’enjeu principal de ce début de procès d’assises. Elle avait même provoqué lundi plusieurs incidents de séance, rapporte notre correspondant à Bruxelles, Pierre Bénazet. Après de virulentes protestations, six des neuf accusés avaient rapidement demandé lundi matin à être ramenés en cellule pour n’avoir pas à comparaître dans les conditions prévues par le parquet.

Les boxes individuels vitrés d’environ un mètre et demi sur deux mètres avaient été dénoncés comme « inhumains » par leurs avocats qui les décrivaient comme des « cages vitrées ». Le jihadiste français Salah Abdeslam, qui compte parmi les accusés, avait rapidement quitté l'audience, dénonçant un procès « inéquitable ». Le Tunisien Sofien Ayari avait violemment frappé du poing la paroi de son box. « On est traité comme des chiens ici », avait-il lancé.

Revers symbolique pour le parquet fédéral

Seuls un téléphone et quelques trous en guise d’hygiaphone permettaient le contact entre accusés et avocats. Le ministère public avait prévu ces boxes pour une sécurité maximale, mais il va maintenant devoir les remplacer par un box unique pour tous les accusés. Il devra comporter « un bandeau vitré » selon l’ordonnance de la présidente de la cour d’assises ; pour elle, les boxes individuels contreviennent aux dispositions de la Convention européenne des droits de l’homme qui garantissent un procès équitable.


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