Procès des attentats du 13-Novembre: la parole est à l’accusation

Au procès des attentats du 13 novembre 2015, la parole est désormais à l’accusation. Les représentants du parquet national antiterroriste ont trois jours pour convaincre la Cour de la réalité des charges reprochées aux 14 accusés présents et aux six absents de ce dossier tentaculaire.

De notre envoyé spécial au palais de justice de Paris,

« On disait ce procès hors norme, historique. Oui, mais, avant tout, un procès normal pour des faits qui ne le sont pas », lance Camille Hennetier qui introduit ces trois jours de démonstration. L’avocate générale retiendra les récits nombreux des victimes, et « l’horreur des faits bruts et des scènes de crime en plein Paris ». Des scènes qu’elle ne connaît que trop bien : la nuit du 13 novembre 2015, alors responsable de la section antiterroriste du parquet de Paris, elle était entrée au Bataclan. « À drame hors norme, enquête hors norme, fouillée, minutieuse », défend-elle tandis que les failles de l’instruction ont régulièrement été dénoncées par la défense au cours de ces neuf mois de procès.

Pas question pour l’accusation de gommer la dimension religieuse de ce dossier, pas question non plus de faire des amalgames entre islam, islamisme et jihadisme. L’avocat général conclut cette introduction par cette formule : « Ce procès n'est pas celui du jihadisme en général, mais celui de criminels terroristes en particulier ».

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