Procès des attentats du 13-Novembre: de lourdes peines requises contre les accusés

Une étape a été franchie au procès des attentats du 13 novembre 2015, avec la fin des réquisitoires et l'annonce des peines requises par le parquet national antiterroriste. Des peines lourdes, à la hauteur des 232 morts et des centaines de blessés de cette nuit de « cauchemar ».

Compte rendu d'audience, Nathanaël Vittrant et Marine de La Moissonnière

On se doutait, après trois jours de réquisitoire, que les avocats généraux n'avaient pas été convaincus par les excuses tardives présentées aux victimes par Salah Abdeslam.

Camille Hennetier, avocate générale.

Il reste convaincu de n’avoir tué personne, il l’a répété aux audiences. C’est dire le chemin qui lui reste à parcourir avant de trouver, peut-être un jour, le chemin du repentir.

« Chacune des peines est justifiée »

À l'encontre du principal accusé dans ce vaste procès, les avocats généraux demandent donc la perpétuité incompressible, c'est-à-dire sans aménagement de peine possible. C'est rare. C'est simplement la peine la plus lourde du Code pénal français.

Perpétuité demandée aussi pour Mohamed Abrini, l'homme qui, par deux fois, a renoncé à la dernière minute à se faire exploser. Ou encore pour Mohamed Bakkali, le grand intendant de la terreur, une pièce maîtresse de la cellule terroriste, ont insisté les avocats généraux. Sa « cheville ouvrière ».

Perpétuité requise encore pour Sofien Ayari et Osama Krayem, deux jihadistes aguerris du groupe État islamique qui, l'accusation en est persuadée, auraient dû commettre un attentat le 13 novembre 2015 à Amsterdam, et qui étaient quoi qu'il en soit en mission en Europe à cette époque.

« L'autre pilier de la cellule »


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